Le froid n’est pas le principal responsable. Ce qui abîme les cheveux entre novembre et février, ce sont surtout les allers-retours : le bonnet enfilé sur des racines encore humides, puis l’air sec d’un appartement chauffé à vingt-deux degrés, puis de nouveau le vent en sortant du métro.
Le cuir chevelu réagit comme le reste de la peau, avec un décalage de quelques semaines. D’où l’impression que les ennuis arrivent d’un coup, en janvier, alors qu’ils se préparaient depuis l’automne.
Bonnet en laine : pourquoi les racines regraissent plus vite ?

Sous la laine, l’air circule mal. En dessous, la température monte, la transpiration s’installe, et les racines regraissent plus vite qu’à l’ordinaire. On lave alors plus souvent, et c’est précisément ce qui entretient le phénomène : plus on décape, plus les glandes compensent.
Doublé de coton ou de soie, un bonnet limite le frottement et absorbe mieux l’humidité. Et on retire le bonnet dès l’entrée dans un bâtiment, pas au bout d’un quart d’heure une fois la nuque trempée.
Espacer les shampoings : la méthode en trois semaines

Passer d’un shampoing quotidien à un lavage tous les trois jours ne se décide pas du jour au lendemain. On avance d’une journée à la fois, sur trois ou quatre semaines, en gardant sous la main un shampoing doux pour les jours où c’est vraiment nécessaire.
Encore faut-il disposer d’un produit qui convienne, et les flacons de 250 ml coûtent cher quand on découvre après deux usages qu’ils ne vont pas. Vous réglez le problème sans y penser avec un calendrier de l’avent beauté bien garni : on y trouve un shampoing, un démêlant et un masque capillaire en format voyage, de quoi juger une gamme sur une semaine complète avant de s’engager sur un grand flacon. C’est aussi une façon d’essayer une texture de masque sans acheter un pot qu’on finira dans deux ans.
Chauffage et cuir chevelu : ce que l’air sec provoque

Quand l’humidité d’une pièce descend sous quarante pour cent, la peau perd davantage d’eau par évaporation, et le cuir chevelu tire comme le reste. Les pellicules sèches s’invitent alors, ces petites squames blanchâtres que la Société Française de Dermatologie décrit sur sa page consacrée aux pellicules et qui se voient surtout sur un col foncé. Un bol d’eau posé sur un radiateur, ou simplement un chauffage baissé d’un degré, change la donne en quelques jours.
Se prémunir du frottement du col de votre manteau

À longueur de journée, les cheveux frottent contre la laine et le col, et les pointes s’ouvrent là où la fibre est déjà la plus ancienne. Rentrer les cheveux à l’intérieur du col aggrave la chose, parce que le mouvement devient continu et que rien ne l’amortit. Mieux vaut les nouer bas, sur la nuque, ou les ramener devant l’épaule.
Si les démangeaisons persistent malgré ces ajustements, l’Assurance Maladie rappelle dans ses conseils sur ce qu’il faut faire quand la peau gratte que les atmosphères trop sèches figurent parmi les causes à corriger avant toute autre chose, et qu’une eau tiède vaut mieux qu’une eau chaude.








